La Russie sera le premier pays au monde à équiper ses sous-marins de missiles hypersoniques

En 2020, la marine russe compte équiper ses sous-marins nucléaires d’attaque avec un nouveau type de missile hypersonique. Nommé le Zircon, il pourra voler à 10.000 kilomètres par heure et même couler des porte-avions.

Il pourrait devenir l’ennemi juré des porte-avions américains. Selon l’expert militaire H.I. Sutton, qui a publié une tribune sur le site de Forbes, la marine russe sera bientôt la première au monde à posséder des missiles hypersoniques. Une prédiction qui pourrait bien s’avérer puisque le ministère de la Défense russe a récemment annoncé l’imminence de la production d’un missile de ce genre. Il s’agit du “Zircon » qui pourra voler à presque 10.000 kilomètres par heure, soit huit fois la vitesse du son. Pour atteindre une telle vélocité, le Zircon utilise des moteurs similaires à ceux des fusées lors de sa propulsion. C’est un engin idéal pour détruire des bases terrestres ou de grands navires de guerre comme les porte-aéronefs occidentaux. À titre de comparaison, les missiles Tomahawk utilisés massivement par l’US Navy lors de ses nombreuses interventions au Moyen-Orient ont une vitesse de 900 km/h.

Ces missiles hypersoniques équiperont les huit nouveaux sous-marins nucléaires d’attaque de la classe “Iassen”. Il s’agit de submersibles polyvalents aussi bien capables de mener des combats sur le littoral que de lancer des missiles de croisière pour frapper des cibles à plusieurs milliers de kilomètres. Selon H.I. Sutton, les États-Unis n’ont pour l’instant aucune arme équivalente au Zircon. Une inquiétude déjà partagée par le sénateur américain Angus King qui s’est penché sur le futur de l’US Navy. ”Nous sommes en retard par rapport aux Russes dans le domaine des armes hypersoniques. Nos porte-avions sont sans défense et peuvent facilement être coulés par ce type d’arme”, avait reconnu l’homme politique .

En effet, les radars qui équipent les bateaux de l’US Navy peuvent détecter un missile ennemi à plus de 300 kilomètres, ce qui laisse moins de deux minutes à un porte-avions pour abattre un Zircon. Et il s’agit là du meilleur scénario, H.I. Sutton estime que si le missile russe vole plus bas, il ne serait détectable seulement 50 kilomètres avant de toucher un bateau et serait donc inarrêtable.

L’avance russe en ce domaine pourrait être irréversible : selon H.I. Sutton la marine russe comptera 17 sous-marins équipés de ces missiles hypersoniques d’ici 2040. Et la Russie ne compte pas s’arrêter là. Vladimir Poutine a annoncé que son armée développe aussi une torpille nucléaire à longue portée au nom cocasse : Poséidon.

Source: Capital