Moloch au Colisée

Comme on pouvait s’y attendre, le synode néo-païen sur l’Amazonie n’a pas cessé de faire des vagues en octobre avec les rituels de sorcellerie qui l’ont introduit, d’autant que le courageux jeune autrichien traditionaliste Alexander Tschugguel a eu la bonne idée, le 21 octobre, de jeter dans le Tibre les idoles que les Amazoniens avaient installées pour l’occasion à l’église Santa Maria in Transpontina, ce qui a forcé le pape (qui a présenté ses excuses aux païens), à reconnaître qu’il s’agissait bien de la Pachamama (la déesse de la Terre-mère) et non de représentations de la Vierge Marie.

Certains esprits éveillés n’ont pas manqué de remarquer, dans le prolongement de cette affaire, que, neuf jours avant le début du Synode, sous les arcades du Colisée, une statue de Moloch avait été installée sous le titre « Carthage, le mythe immortel ». Et, cette statue, qui copie celle du film muet Cabiria, sorti en 1914, y sera présente jusqu’en mars 2020 dans le cadre d’une exposition archéologique sur Carthage.

D’après LifeSiteNews, des catholiques qui visitent le Colisée où tant de martyrs chrétiens moururent se sont dits choqués par la présence de cette divinité. D’ailleurs le Colisée a été consacré comme église par le pape Benoit XIV au 18e siècle. Certains ont appelé à des prières d’expiation.

Il faut savoir que ces expositions artistiques ne sont jamais gratuites. Après la destruction de l’arche du temple de Baal de Palmyre par Daech en 2015,  l’Institut pour l’archéologie digitale d’Oxford en avait fait construire  plusieurs répliques qui avaient été exposées périodiquement en des endroits où se réunissent les grands de ce monde (le G7 de Florence, Dubaï) soi-disant pour attirer l’attention des gens sur le patrimoine archéologique, et notamment au  National Mall de Washington au moment même où se jouait la nomination à la Cour suprême américaine par Donald Trump d’un juge anti-avortement.

Derrière l’alibi de l’art ou de la recherche scientifique se cachent souvent des rituels occultistes, comme par exemple dans les performances de cuisine spirite de la sataniste Marina Abramovic (auxquelles était convié le directeur de campagne d’Hillary Clinton), lors des spectacles de Lady Gaga ou Rihanna, ou encore lorsque le Centre européen de recherche nucléaire récompense des tarologues.

Moloch, dieu cananéen et phénicien équivalent de Baal qui présidait aux sacrifices d’enfants, est une grande références des satanistes qui nous gouvernent.  Dans un des mails fuités de Wikileaks une proche collaboratrice d’Hillary Clinton avait écrit en 2009 : « En croisant les doigts, la patte du vieux lapin hors de la boite dans l’attique, je vais sacrifier un poulet à Moloch dans la cour »… En février 2018 l’acteur pro-Trump John Cusack  a mentionné encore Moloch et les sacrifices d’enfants sur Twitter. Et j’avais souligné en septembre dernier à propos du synode que la question de l’avortement et du sacrifice des enfants n’est pas étrangère aux enjeux du culte de la Pachamama.

Quand bien même il n’y aurait pas de réel enjeu rituel dans cette présence du Moloch à l’entrée du Colisée, on peut reconnaître que l’insulte faite aux chrétiens est du même ordre (même si comparaison n’est pas raison) que si l’on avait installé une statue géante d’une grande référence des nazis (par exemple Wagner) à l’entrée du musée d’Auschwitz. On observera aussi pour finir que ce Moloch a des accents très « Illuminati » ou maçoniques puisqu’il porte un oeil d’Horus sur sa poitrine ce qui ne correspond pas à la tradition phénicienne/cananéenne.

Source: Delorca