Témoignage de Nathaniel: Remonté des profondeurs

Comment raconter mon témoignage sans faire trop long ? Je vais essayer.

Je suis arrivé au monde alors que je n’étais ni prévu, ni désiré par mes parents. Il faut dire que j’ai été conçu par accident dans la cabine du camion de mon père qui était alors routier. Mes parents se sont connus très jeune. En effet, ils ont grandi à la DASS l’un et l’autre. Mon père a toujours été amoureux de ma mère qu’il surnommait « mon lapin », mais je ne pense pas que cela fût réciproque. Mon père ne m’a pas reconnu à la naissance. Il m’a abandonné. Je dis abandonné mais je dois avouer que les séjours en prison qu’il faisait en plus du fait que la police venait toquer à la porte de chez ma mère, à sans doute dirigée cette décision. Je ne l’ai connu que bien plus tard… à l’âge de 14 ans.

Je ne peux pas dire que j’ai grandi dans une cellule familiale stable. En effet, avant moi, ma mère a eu 2 enfants issus d’un mariage et ensuite, en 1997, alors que ma mère a rencontrée un autre homme et ma petite sœur est arrivée.

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de mes premières années, cependant je me souviens d’un événement qui a sonné le glas du déchirement familial. L’incendie de l’appartement que j’ai involontairement provoqué. Suite à ce drame, et après plusieurs péripéties, j’ai été placé en foyer d’enfants pendant 1 an et demie avant de pouvoir retourner chez mes parents.

Pendant cette période, on m’a diagnostiqué une mucoviscidose intestinale. Une maladie incurable… qui a disparue au bout de quelques années.

A l’âge de 9 ans et ce régulièrement, j’ai été abusé par oncle. Ces faits, je n’ai pu les dénoncer que bien plus tard. Mon cerveau a occulté cette horreur pendant 2 ans. C’est uniquement grâce au un coup de téléphone de ma tante passé avec ma mère que j’ai pu tout dire. C’est ce jour-là que nous avions appris qu’il avait aussi abusé d’un de mes cousins.

En 2001, nous avons dû quitter notre ville natale pour partir dans le Sud de la France.

Pendant une période d’au moins un an, j’ai vécu dans une chambre de bonne, pièce à l’extérieur de l’appartement séparée d’un escalier. C’était, pour mon autonomie… j’avais alors 11 ans.

Pendant cette période, alors que j’avais toujours de très bonnes notes à l’école, j’ai commencé à faire l’école buissonnière. Je me baladais seul en ville, pendant des heures. Je passais le plus clair de mon temps à la gare, au centre-ville et même, pendant la période de fête foraine, dans les manèges.

Ayant un respect de Dieu, dès le départ, je passais beaucoup de temps dans l’église catholique qui se situe juste à côté du collège, mais j’y volais également des livres… et même des bibles. Si je volais ces choses, c’est parce que j’avais terriblement peur de demander quoique ce soit à mes parents. Il faut dire que plus le temps passait, plus la relation s’est détériorée. Seulement voilà… j’aimais profondément mes parents et je craignais ma mère.

Ma mère m’aimait-elle vraiment ? Je dois avouer que je ne pense pas. Pour preuve, j’ai des exemples de faits qui démontre que ce n’est pas de l’amour qui était partagé.

Je ne rentrais que très rarement manger avec la famille. Le soir, ma mère (et parfois mon beau-père) me déposait l’assiette en bas des escaliers et je mangeais dans ma chambre de bonne. Si je ne n’aimais pas quelque chose, c’est précisément ce que l’on m »imposait comme par exemple de la choucroute et des avocats. En rentrant de l’école à midi, mon beau-père m’avait réchauffé une assiette de ravioli avec une quantité de sel et de poivre qui rendait le plat immangeable… mais que je mangeais quand même, même si le poivre me sortait du nez.

Si je devais aller aux toilettes, j’avais un pot dans la chambre, jusqu’à l’âge de 11 ans. Pourquoi je ne pouvais pas aller aux toilettes ? Parce que j’étais enfermé dans ma chambre !

Il faut accorder à mes parents que si la porte était ouverte, je volais le plus souvent de l’argent pour m’acheter des bonbons. Je pouvais rester enfermé pendant des heures malgré ma soif… ou ma faim, et puis sinon il y avait le pot…

En 2003, après une décision du juge des enfants, j’ai été placé dans une maison d’enfants à caractère sociale qui se situe dans la capitale phocéenne. J’y suis resté pratiquement 6 ans… jusqu’à quelques mois de ma majorité.

Pendant ces années en foyer, j’ai tout vécu ou presque. Je me sentais totalement incompris des éducateurs, seul et abandonné. Je passais des nuits entières à pleurer dans ma chambre parce que ma mère me manquait terriblement.

Oui, aussi surprenant que ça puisse paraître, j’aimais toujours ma mère. Mais quelques années après mon placement, et suite à la séparation compliqué avec mon beau-père, ma mère est retournée dans le nord… à plus de 500 kilomètres du foyer. Donc ce fût encore plus dur pour moi de supporter cette séparation en plus de la distance. Alors que pendant le début de mon placement, j’allais chez ma mère au moins 2 fois par mois, pendant plus d’un an, je n’ai plus vu du tout. La situation était compliquée…

En 2005, j’ai été encore abusé par un jeune du foyer et c’est grâce à un ami que j’ai pu le dénoncer. S’il n’avait pas parlé, je n’aurai rien dit.

Pendant ces années de foyer, j’ai continué à voler, et faire l’école buissonnière. Je devenais instable et ce de plus en plus. Je perdais confiance au fur et à mesure et j’ai commencé à éprouver une profonde injustice de la part des institutions et un amour toujours plus grand de ma mère.

Pour me soulager du poids de la vie en foyer, l’équipe sociale a décidée de me faire changer d’air en allant dans des familles d’accueils pour le week-end.

On m’a envoyé dans une famille qui maltraitait les enfants accueillis, mais pour une raison inconnue, je n’étais pas ciblé. Par contre, c’est grâce au fait que j’ai fui et dénoncé cette famille qu’elle a été destituée.

C’est dans une association qui regroupe plusieurs familles que j’ai connu pour la première l’amour familial, mais tout en me sentant étranger. Plus le temps passait et je me sentais comme un indésirable dans ces familles, alors qu’en réalité ce ne fut pas le cas. En 2008, j’ai été placé dans une énième famille et c’est là-bas que j’ai vraiment ressenti l’amour. Alors que je n’y passais que les week-ends, je ne vivais que pour ça.

Aurais-je mentionné le fait que j’ai été aussi placé sous traitement ? Non. Pourtant c’est ça qui a failli causer ma perte. Pendant des années je prenais ces médicaments (que je considère encore aujourd’hui comme une simple camisole chimique), mais lorsque j’ai connu les bienfaits de la caféine, ma santé a commencée à défaillir. En effet, je prenais une quantité astronomique de café (pas moins de 21 tasses par jour). Je me faisais vomir après la prise des médicaments et plus le temps passait et plus je maigrissais. J’ai fini par ne plus pouvoir manger pendant une période, et j’ai perdu 11 kilos en 1 mois et des poussières. Je fumais (du shit et des cigarettes) et je buvais du café et je ne faisais que ça. Autant dire que je piquer de sacrée crise de nerfs. Et bien sûr, mon cœur a fait des siennes pendant une courte période.

Quand je suis arrivé dans cette famille en novembre 2008, j’ai mangé le père noël d’Intermarché le premier jour. Comprendre par là que j’ai fait une hypoglycémie à la caisse du magasin et je me suis encastré tête baissée dans la vitrine du magasin. Aujourd’hui, ma famille d’accueil, qui se reconnaîtra sans doute, aime toujours me charrier avec ça… Mais c’est pour dire dans l’état où je me trouvais. Pendant plusieurs mois, je ne mangeais pas vraiment. J’étais devenu extrêmement sensible et la moindre chose pouvait me donner des nausées.

Cette période a été la plus difficile de ma vie. Je vivais en foyer, je ne voyais plus ma mère, j’avais envie de tout envoyer balader. J’en voulais à tout le monde, je n’avais plus d’espoir.

Mais voilà… un lundi de mai 2009, j’ai dû partir quasi en urgence dans une nouvelle famille. Ce départ a été douloureux pour moi, parce que je devais partir de là où j’étais, et je ne voulais pas. Mais à cause d’un souci d’agrément, j’ai dû partir. Mais ce qui est le plus étonnant reste le fait que je n’aurai pas atterri où je suis arrivé. Mais à cause d’un appel téléphonique manqué, je suis arrivé dans cette famille à la campagne… Moi qui étais habitué à la ville, vivre à la campagne ? Non je voulais fuguer. Mais je ne l’ai pas fait.

Pourtant, j’avoue ne pas avoir été tendre avec cette nouvelle famille. Dès que je suis rentré dans la voiture je faisais la gueule. Quand je suis arrivé, je faisais la gueule… En bref : mais qu’est-ce que je fous là moi ?

Mais cette nouvelle famille d’accueil est devenue plus qu’une simple famille qui accueillait des enfants, c’est devenu ma famille !

Alors que j’atteignais ma majorité, j’ai dû faire la demande de contrat jeune majeur pour pouvoir rester dans cette famille.

Pendant l’été 2009, cette famille m’a parlé de Jésus. Mais elle ne m’a pas parlé de Jésus comme je le connaissais… comme étant un homme mort sur une croix (qui me faisait peur), mais comme étant Dieu fait homme, venu sur terre par amour pour moi, qu’il a payé le prix de sa vie, pour moi… Un soir, j’ai ainsi accepté ce Dieu si grand, j’ai accepté de m’abandonner à Lui. Je voulais vivre que pour et par Lui. Il est devenu mon Père et je suis devenu Son fils. En fait, je l’ai accepté de manière naturelle. Je l’ai vécu comme étant une simple retrouvaille familiale.

Pendant quelques semaines après ma conversion, je sentais une main me tenir le coup, tout le temps, et partout où que j’aille. Alors que je dormais dans la caravane dans le jardin, (j’en avais fait la demande pour que je puisse être tranquille et qu’ils ont volontiers accepté malgré le fait que ça ne soit pas autorisé par les services sociaux, mais il semble que tout le monde a fermé les yeux sur ce point : que ce soit mes éducateurs, assistante sociale et curatrice, tous ont vu et ont fermé les yeux), j’ai vécu des terreurs nocturnes. Je me couchais en nage, je sentais une présence mauvaise. Le simple bruit nocturne me terrifiait, alors que, c’était surtout les chats qui chassaient… Et du jour au lendemain, cette main m’a lâché.

Pendant la plus grande partie de cette période de placement dans cette famille, et vu que j’étais majeur, je voulais avoir des réponses sur mon passé et sur des décisions qui ont été prises. Pendant plusieurs mois, j’ai épluché des textes de lois, je regardais des documents qui racontaient le parcours similaire. Mais on ne voulait rien me dire… Pendant un temps, personne n’était au courant de mon dossier. Pourtant je n’ai rien lâché.

Je voulais simplement lire mon dossier médical, connaitre mon passé, mais on me baladait de services en services. Au début, plusieurs m’ont dit de ne rien faire, que cela ne sert à rien de vouloir s’attaquer aux services sociaux, qu’il fallait que je regarde mon futur plutôt que de connaître mon passé. Mais plus le temps passait et plus mon choix de connaitre mon passé s’accentuait. Je vous passe les détails, mais après une lettre de menaces au Président du Tribunal, j’ai eu audience avec la Juge des Tutelles. Cette audience a tout déclencher : soit ils me donnent les informations que je voulais, soit je devais par son ordre porter plainte contre eux.

Lorsque je suis arrivé dans le bureau de la chef de service de l’ASE, elle était debout, et voici, mot pour mot ce qu’elle m’a dit d’une voix tremblante : « Votre dossier se trouve dans le bureau à côté, je ne veux pas de problème avec la justice« . Autant dire que je jubilais…

Mais ce dossier, qui était d’une taille vraiment importante, il devait avoir 30 centimètres de papiers et de photos. Pourtant un seul document m’était nécessaire pour comprendre qui avait fait la demande de reconnaissance de travailleur handicapée et le choix de me placer sous curatrice renforcée.

En fait, je savais très bien qui était à l’origine : les services sociaux. Mais je voulais qu’ils plient le genou et en effet, lorsque j’ai vu le jugement demandant le retrait partiel de l’autorité parentale afin que le service gardien (ASE) puisse faire les documents nécessaires, j’ai regardé l’assistante sociale, qui a vu mes démarches pour chercher la vérité, je lui ai simplement dit d’une voix calme : donc c’est vous qui avez fait cette demande, et elle m’a répondu par un petit oui. Je lui ai répondu simplement par : « et vous avez attendu tout ce temps pour le dire ? ».

Mais en fait, un document tout autre m’a éclairé sur mon passé. C’est un document datant de 2003 qui a été rédigé quelques semaines après mon arrivé au foyer. Ce document interne incluait un fait que j’avais totalement oublié :

« … Mme Stef semble avoir abandonné Nathaniel, elle est partie en séjour de thalassothérapie pendant 1 semaine, Nathaniel demande beaucoup sa sœur et ne comprend pas ce qui lui arrive… »

Pour comprendre, il faut savoir comment s’est déroulait le matin du 28 juillet 2003 au matin.

Je me suis réveillais de bonne humeur, dans ma chambre de bonne. Etant en vacances, je n’avais rien de prévu, si ce n’est partir en ville me balader. La porte de l’appartement étant ouverte, j’entendis des bruits de vêtements que l’on range dans une valise et de la musique. Bien entendu, jamais je n’aurai pensé que c’était mes affaires qui se trouvent dans cette valise. J’étais assis en haut des escaliers quand j’entendis ma mère me dire de me préparer pour aller à la plage avec mon beau-père. Alors moi, tout content, je me suis habillé et voilà que je me trouvais dans la voiture seul avec mon beau-père. Quel naïf… Pendant plusieurs minutes et kilomètres, j’étais persuadé que j’allais à la plage, bien que je ne comprenais pas pourquoi ma mère et ma petite sœur n’était pas venue aussi. Seulement voilà, j’ai vite compris que finalement ce n’est pas à la plage que j’irai mais autre part.

Mon beau-père gara donc la voiture en plein centre-ville, dans un quartier que j’avais déjà vu quelques semaines auparavant alors que nous étions en visite dans un immeuble en travaux, et durant laquelle j’ai vu un psychiatre. Et voilà que quelques minutes après avoir coupé le contact, j’ai eu le choc de ma vie : on sort de la voiture, mon beau-père ouvre le coffre et je vois ma valise qu’il me demande de prendre.

Tout cela s’est fait dans un presque silence glaciale. Et à partir de ce lundi 28 juillet 2003 à 11h30, je n’ai plus jamais habité chez ma mère, j’avais alors 12 ans et 5 jours.

Pendant ces 6 années de placement, j’avais oublié ce fait.

Mais le plus surprenant dans mon histoire est à suivre.

Quelques jours après mon arrivée au foyer, un jeune aide-soignant est arrivé. Le premier soir de son service au sein du foyer, j’ai fini à l’hôpital car un autre éducateur m’a jeté dans les escaliers et j’ai finis avec un trou à la tête.

Cet aide-soignant, devenu éducateur, me racontait souvent des histoires avant de dormir. Il me grattait la tête, et me lisait Harry Potter, où me racontait son voyage en Martinique et sa peur de l’avion. Il faut dire que j’étais vraiment perdu et je faisais vraiment pitié….

On me surnommé Franklin. J’étais petit, avec des lunettes et un sac à dos avec mes peluches et mes livres.

Une fois, il m’a dit quelque chose assez troublante : « quand tu partiras, je partirais aussi ». Autant vous le dire, je ne l’ai pas cru du tout. C’est surement dû au fait que des éducateurs j’en ai vu aller et venir dans ce foyer. Et pourtant…

Plusieurs années après, alors j’étais convertis, j’ai eu des révélations concernant mon passé… mais pendant un temps ce n’était que révélation sur révélation et si le hasard a sa place dans ce qui va suivre, je ne m’appelle plus Nathaniel.

L’éducateur m’a raconté que Dieu lui avait parler et lui a dit de venir travailler dans ce foyer. Il lui a répondu qu’il ne connaissait rien en matière de soin (d’autant qu’il s’agit de pédopsychiatrie), mais qu’il accepté d’y aller par Sa Grâce. Et pourtant, dès le premier jour de travail, il a eu la peur de sa vie quand j’ai atterri à l’hôpital.

Effectivement, quelques semaines après mon départ précipité du foyer, il a démissionné. Pourtant il n’a aucun souvenir de m’avoir prévenu quelques années plus tôt.

J’aurai dû partir dans une famille d’accueil en urgence à Narbonne, mais comme dit précédemment, cette famille n’a pas répondu au téléphone, et j’ai été placé dans cette famille chrétienne.

C’est dans cette famille d’accueil, que j’ai appris que cet éducateur était aussi chrétien. Je lui alors envoyé un SMS : « j’ai le plaisir de t’informer que nous sommes frères en Christ ». Il a dû être surpris, car il ne s’attendait pas à ça. Il y a 3 ou 4 ans, il m’a avoué que bien qu’il sût que Dieu le voulait dans ce foyer, il ne comprenait pas pourquoi et jusqu’au jour où j’ai pu lui dire, il a été soulagé. Il a été clairement l’outil que Dieu avait placé pour moi dans ce foyer.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que suite à notre départ, la situation au foyer est devenue catastrophique. Des toxicomanes étaient en charge d’éduquer les jeunes. Lorsque je me suis rendu sur place, j’ai pris peur lorsque j’ai vu un jeune assis sur le réfrigérateur, les yeux vitreux et sans expressions. Un jeune complètement mort psychiquement, mort spirituellement.

Lorsqu’on est venu me chercher sur l’aire d’autoroute pour aller dans la famille d’accueil chrétienne, j’ai appris que bien plus tard, que lorsqu’ils m’ont vu, ils ont décidé de ne pas me garder. Je faisais vraiment peur et je comprends. Pourtant, cette chrétienne a entendu Dieu lui dire très clairement : lui, tu le gardes.

Quand je piquais des crises dans la caravane, elle était assise sur le rebord de la terrasse, et elle priait en langue.

J’avais accepté Christ quasiment dès mon arrivé, et pourtant je devais vivre une grande guérison et ça s’est fait doucement. Dieu est bon, Il a été patient avec moi, mais ce qui est sûr, c’est que cette famille n’avait que la Parole « Lui, tu le garde » et elle a dû faire preuve d’une grande foi.

Je me suis fait baptiser très rapidement. Je voulais vraiment vivre pour Christ, pourtant il est évident que ce n’était vraiment pas gagner d’avance. Sans les prières des chrétiens chez qui j’étais accueillis, sans leur patience, je ne serais pas là où je suis.

Aujourd’hui, tous ceux qui m’ont connu avant reconnaissent que ma vie tient du miracle. Alors qu’avant on m’avait prédit soit la mort, soit la prison. Je suis en pleine santé, plein de vie et de joie en Christ mais surtout libre de mon passé.

J’ai pu partager quelques mots sur ma foi à mes parents… hélas mon père est décédé sans accepter Christ (à ma connaissance) et les contacts sont totalement rompues avec ma mère.

Ai-je pardonné à ma mère ?

Oui, je lui ait totalement pardonné et ce de manière définitive. Bien que ces agissements soient contestables, je ne saurais la juger, et je l’aime encore plus qu’avant. A ce jour, j’ai bien tenté de reprendre contact avec elle, mais elle refuse, mais je sais que mon Jésus est le Dieu des miracles.

Aujourd’hui, lorsque je repense à mon passé je n’en garde que des bons souvenirs, bien que je n’aie rien oublié, mais je n’en tire que du positif et Dieu a changé le mal en bien, la haine en amour, la mort en la vie. Et pour ça, je lui en serais éternellement reconnaissant du miracle qu’Il a accompli dans ma vie. La vie n’avait rien à m’offrir, j’étais vraiment un cas désespéré et pourtant.

Soyez bénis.

Lire le témoignage complet:

Un sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent. Luc 1.71

En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui. Éphésiens 1.4

Tu nous feras remonter des abîmes de la terre. Psaumes 71.20

Car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie. Luc 15.24